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Reportage insolite

BANGUI ; LA REVOLUTION DES NTIC

 
Depuis quelques années, la République centrafricaine a connu une explosion des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) plus précisément à Bangui la capitale. De Ben zvi en passant par Sica, Castors, km5, Miskine et ses environs, tout au long des voies on y trouve des kiosques, dans lesquels des jeunes hommes de tranche d’âge de 15 à 30 ans se livrent aux activités de maintenance, de vente d’ordinateurs et de téléphones portables. Ils font également de téléchargement et de gravure des CD. Ces différentes activités qui contribuent surtout à la vulgarisation des NTIC et à la réduction du taux de chômage, freinent sensiblement la délinquance juvénile en milieu urbain.
JPA Production, une structure qui assiste les jeunes centrafricains et centrafricaines de la RCA et de la diaspora sur le plan culturel, s’est approchée de Yann Holonga, un jeune homme détenteur d’un petit kiosque au quartier Miskine. Voici ses impressions.
JPA Production : Bonjour Yann,
Yann Holonga : Bonjour,
JPAP : Votre parcours en quelques mots
YH : Apres l’obtention de mon Bac F au lycée technique de Bangui, mes parents m’ont envoyé à Lomé au Togo pour apprendre l’électronique et la maintenance informatique. Et dès l’obtention de mes certificats, je suis rentré le plus tôt au bercail espérant trouver un boulot dans la fonction publique. Le temps passe et je suis toujours en chômage. Apres mure réflexion, j’ai décidé de faire des petits dépannages chez les particuliers jusqu’au jour où j’ai monté mon petit studio au croisement de Miskine/ Ben zvi en prenant la direction du KM5i. J’y ai mis 2 imprimantes et une photocopieuse, 2 ordinateurs et des articles de bureau. Le début était un peu difficile, mais Dieu merci je reçois par jour, une dizaine de clients. Mes affaires marchent, je ne parle plus de la fonction publique.
JPA P : Dites-nous, combien pouvez-vous faire comme recette journalière ?
YH : Cela dépend, prenons le cas de la maintenance des ordis et portables cellulaires. Le client est taxé en fonction de la gravité de la panne. C’est pour dire que, je peux gagner 5000, 10000, voire 200.000 par jour, tout dépend.
JPA P : Qu’est ce qui marche le plus dans votre kiosque ?
YH : La photocopie d’abord, puisque je suis en face d’un service de western union. Tous les clients expéditeurs ou bénéficiaires de l’argent, viennent chez moi pour photocopier leurs documents. Il y a également le traitement de texte et les gravures des chansons sur CD et cartes mémoires. En tout cas, sans mentir, les affaires marchent quand même bien, en dépit des troubles qui nous ont secoués ces derniers temps en RCA.
JPA P : Avez-vous un secret pour cette réussite?
YH : Je ne crois pas, tout ce que je sais, seul le travail paie. La volonté tout d’abord, ensuite bosser dur et faire du sérieux dans tout ce qu’on fait. Le client est roi, donc satisfaction oblige. Et il faut beaucoup de courtoisie avec tous ceux qui viennent dans mon kiosque.
JPA P : Avant de vous quitter, quels conseils donnerez-vous aux jeunes désœuvrés et ceux qui rêvent surtout de travailler que pour l’Etat ?
YH : Je demanderais tout simplement à la population de toutes les classes sociales, qu’il n’y a pas de sous métiers dans la vie, faites tout ce qui vous semble facile et bénéfique. Ayez surtout l’esprit d’entrepreneuriat car créer sa propre structure est un véritable atout. Travailler pour son propre compte, vous éloigne de la dépendance et fait de vous un homme libéral.
Pour contacter Yann Holonga, appelez le +236/ 75.51.54.00
Réalisé par St Cyr ADOUM-FATIGUET pour JPA Productions-Culture Infos
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Complexe Pédiatrique de Bangui : Un nouveau né sans bras et pieds

 
Un bébé était né le vendredi 13 juillet 2012 à 23 heures, au Complexe Pédiatrique. Dans un premier temps ses parents croyaient être en face d’un monstre. Ils ont demandé au médecin interne du Complexe Pédiatrique de pratiquer l’euthanasie, mais il n’a pas souscrit à cette demande car la Loi de la RCA l’interdit.
Le papa de l’enfant s’appelle KOUZOUMADJI Brice: il est menuiser tandis que la maman du bébé-né répond au nom de SAI Bérénice. Tous deux habitent le quartier Damala II. C’est depuis 10 ans qu’ils vivent ensemble et à l’issue de leur union, ils ont déjà 4 enfants. C’est le 5ème qui est né sans bras et sans pieds.
Dès lors, quelques inquiétudes: quelles sont les causes profondes de cette malformation? Cet enfant vivra-t-il longtemps?
Pour l’interne BOGNING MEJIO ZEM Brice Olivier au service de néonatologie, c’est la première fois que le complexe pédiatrique est confronté à un cas de bébé présentant une telle morphologie . Une autre chose est aussi de savoir si pendant la grossesse, la maman a été suivie pour des examens prénataux. Eu égard à cette situation d’extrême urgence, la sollicitude financière des âmes de bonne volontés à cette famille sera nécessaire .
Juste
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CENTRAFRIQUE : A LA DÉCOUVERTE DU VILLAGE ARTISANAL ET TOURISTIQUE DE BANGUI

 
Situé en face de la Cathédrale Notre Dame Immaculée Conception de Bangui, le village artisanal et touristique de Bangui est un centre artisanal touristique et artistique composé de bijoutiers qui
fabriquent des bijoux sertis de diamants, d’or, des bijoux en argent, des artisans producteurs, des sculpteurs, des artisans couturiers pour la confection des vêtements, des artisans plasticiens qui font des tableaux en ailes de papillons, des commerçants d’art antique et d’art moderne.

Ce centre a été fondé en 1974 sous l’empire de l’empereur Jean Bédel BOKASSA. Les artisans y exerçant se sont regroupés au sein d’une Association dite des commerçants, artisans et artistes-plasticiens. Cette association coordonne les activités de ces différents opérateurs
économiques, sous la présidence de M. Bruno KPOBE.

C’est un pôle entre les acteurs économiques et le Ministère du tourisme. Elle compte plus de 90 artisans et le centre compte plus de 300 opérateurs. Cette association crée un climat de cohésion sociale et d’accueil pour le centre qui est sous la tutelle du Ministère du tourisme. A partir de 1980, quatre responsables s’y sont succédé.L’association a participé à plus de quatre fois aux foires à dimensions internationales à Bordeaux, à Ouagadougou, etc.

Tout récemment, elle a effectué un déplacement à la frontière de la Guinée. Mais cette association rencontre quelques difficultés à savoir le manque de renforcement des capacités de la part du gouvernement, le manque d’appui de la part du Ministère du tourisme faute de manque de textes. Elle rencontre aussi un problème de solvabilité du marché. Il est difficile aux artisans de faire face à leurs obligations telles que les impôts puisque ces derniers s’autofinancent. Et l’association
participe rarement aux expositions ventes à dimensions internationales, elle est toujours écartée.
L’adhésion dans le groupe est facile, il suffit de passer par le Ministère du tourisme, ce dernier détient des textes réglementant l’intégration au centre pour toute activité artistique.

Les artisans sont toujours inquiets de la participation de l’association aux expositions ventes lors des jeux olympiques de Londres 2012 et suggèrent au gouvernement des états généraux de l’art, et que le centre puisse participer aux foires à dimensions internationales. Notons que c’est le seul centre vitrine et artistique que l’on trouve à Bangui et en Centrafrique.
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L'espérance de vie peut dépasser 95 ans en Centrafrique !

Espérance de vie centrafricaine
 
Forte de ses 95 ans, Zoungou Antoinette, a un corps parfaitement solide et le sourire toujours au bout des lèvres. Aidée de sa canne, cette femme presque centenaire se tient encore debout et marche avec fière allure. Elle est née vers 1917 à Bria, ville située à 650 km de Bangui, capitale de la République Centrafricaine

Comme toutes les filles de son âge, elle eut une enfance heureuse et laborieuse. Plutard, une famille nombreuse et maintenant, une vieillesse « vertueuse ». Elle sait qu’elle est considérée comme une personne ressource dans sa famille, ong>« un grenier de sagesse ». Ce rôle, elle l’assume avec fierté. Son enfance, la vie au village, l’exode vers la capitale elle s’en souvient encore comme si c’était hier.

Elle raconte :

« Je suis née à l’époque ou les femmes payaient l’impôt et où les parents s’opposaient à la scolarisation des filles. Les parents disaient que l’école est pour les garçons et que la place des filles est aux champs. Les filles passaient toute la journée avec les parents aux champs pour cultiver le coton, le riz, l’arachide et le mais. Et le soir, elles rentraient chargées de fagots et d’autres produits champêtres. Après avoir mangé, nous nous réunissons avec tous les enfants du village pour jouer au « waya-waya » (jeux collectifs sur la grande place du village à la lumière de la lune) »

Mais très vite, comme toutes les filles de son âge, il fallait dire à dieu à l’enfance et passer dans la catégorie de l’âge adulte. Ce passage se faisait nécessaire par un rite redouté par les candidates à la vie d’adulte : l’excision.

« A ma dixième année, j’ai été emmenée avec une dizaine d’autres fille par le badessa (exciseur). Mais quelques jours avant, les encadreuses leur tache qui est d’extirper en nous toute peur et nous remplir de courage dans la perspective de ce passage. La veille, toutes les filles sont réunies ensemble et dansent toute la nuit. Tôt, le matin, on nous fait manger le « kose » (sauce gluante) et accompagnées des encadreuses, nous rentrons dans la brousse jusqu’au lieu indiqué. Ensuite chacun passe à tour de rôle sous le grand arbre ou attendent les deux hommes. Quand ce fut mon tour, l’un me maintient à terre sur une natte et l’autre m’excise avec le couteau, appelé kamba (l’unique pour toutes les operations) sous les yeux des encadreuses. Aucune larme ne coula de mes Joux »
Cette étape passée avec succès, constitue un tournant pour sa vie : Elle pourra dans quelques années, être mariée à un homme. Et cela arriva, 5 ans après.

« Lorsque j’eus 15 ans, un jeune homme d’environ 30 ans, nommé Akindi Kando , originaire du même village que nous et revenu fraichement de la première grande guerre en Europe se présenta chez mon père pour me demander en mariage. Demande acceptée par mon père.
Le mariage fut célébré à la mairie après le versement de la dote fixé à 500 fcfa (franc des colonies françaises d’Afrique). Forte somme à l’époque car je suis la fille du chef de canton de Bria. Je suivis immédiatement mon mari à Bangui. Nous habitions le quartier miskine. Mais trois mois après, je dus rentrer sur Bria parce que mon mari est reparti de nouveau à la grande guerre en Europe. »
De cette union, brisée par la mort de l’époux en 1984, naquit 6 enfants, 30 petits-enfants et 10 arrière petits-enfants. Si on demande à la « mamie » de comparer la vie des temps actuels avec celle des temps passés, voici sa réponse :

« Maintenant, la vie est trop chère. Si c’était qu’avant que vous venez chez nous (elle habite chez sa file) vous n’allez pas repartir le ventre vide. Et les enfants d’aujourd’hui ne sont pas obéissants, en plus, ils ne veulent pas travailler. »
Nous ne pouvons souhaiter qu’une seule chose à « mamie Antoinette » : longue vie, jusqu’à cents ans.

© Crispin Emmanuel DEMBASSA-KETTE ... Suite

La célébration du 1er décembre 2011, Fête de la Proclamation de l’Indépendance en République Centrafricaine, est une occasion offerte aux centrafricains d’opter pour une véritable paix à travers diverses activités entre autres la culture et un match de football

 
Les manifestations relatives à cette fête nationale se sont poursuivies l’après midi du 1er décembre à Bangui par une course entre 17 pirogues sur le fleuve Oubangui. Le coup d’envoi a été donné par le Ministre de la Jeunesse des Sports des Arts et de la Culture, Jean Serge BOKASSA au Rock Club. L’ambiance était à son comble. Beaucoup d’expatriés européens étaient au rendez-vous pour partager ces moments sportifs et soutenir les piroguiers.

JPA Production n’a pas raté l’occasion pour vous retracer l’événement avec des photos à l’appui.
« Cette traditionnelle course de pirogue organisée à l’occasion de la fête de la proclamation de l’Indépendance du pays cherche encore un élan à l’échelle internationale ».
Elle se concrétise peu à peu par la création depuis 2010 de la fédération centrafricaine de CANOE KAYAK qui est encore embryonnaire. Aujourd’hui la fédération n’est pas prête pour hisser les représentants centrafricains dans une grande compétition à l’échelle internationale, faute d’appui financier. Aussi sur le plan national très peu de centrafricains connaissent l’importance de ce sport culturel, né par la volonté des autorités de l’époque juste pour la célébration de la fête du 1er décembre.
Les difficultés de cette jeune fédération sont nombreuses. D’une part, elle n’est pas décentralisée, pas de siège à Bangui, aucune initiative de regroupement des piroguiers et aussi le manque de matériels pour une compétition sur plan le national. D’autre part, le Ministère de la Jeunesse des Sports des Arts et de la Culture, ne prend pas encore cette discipline dans sa politique qui selon certains responsables n’est pas prioritaire, même si elle est elle est reconnue à l’échelle internationale.
« Les quelques difficultés présentées ici font de sorte que la République centrafricaine est loin d’entrer dans les grandes compétions de CANOE KAYAK ». L’organisation d’un comité préparatif doit voir le jour avant de s’y engager.

Certes c’est un constat qui est fait, mais le pays appartient à des hommes capables de défendre leur patrie à l’échelle internationale dans de telles compétitions.
Voilà cette culture qui devrait faire reconnaître la République Centrafricaine comme certains pays du monde. Faute d’appui financiers et techniques, elle sombrera dans l’oubli.
Cette course de pirogue est une occasion pour les centrafricains de se retrouver et faire la paix entre eux. Ceci dit, les activités culturelles sont aussi l’une des pièces maitresses que nous centrafricains et les partenaires au développement prônons pour un retour à la paix et la stabilité sur l’ensemble du territoire. Trop utopique
Voici les plaidoyers de quelques représentants des piroguiers que nous avons recueillis à la fin de la course.
Pour le groupe Modalé, dans la sous-préfecture de Bimbo, qui est premier de cette compétition. Mr Dieudonné BOYEKAMADE, délégué de ce groupe a déclaré « qu’il est important d’aider cette jeune fédération, qui est en phase de s’affirmer afin d’offrir l’opportunité aux piroguiers centrafricains de s’exprimer valablement dans les compétitions internationales ».

Quant au Sous-préfet de Bimbo Benjamin LENA qui a assisté à la course, il met un accent particulier sur la pérennisation de cette discipline qui est encore méconnue.
La conclusion de notre interview pendant la course sera avec le président la fédération centrafricaine de CANOE KAYAK: Brice MOLOMADON a souligné l’importance de cette discipline dans notre société en dépit des faibles moyens qu’elle dispose. Il appelle le département de la Jeunesse des Sports des Arts et de la Culture et les partenaires de venir en aide à cette jeune fédération qui cherche un élan.
Cette année cet évènement est sponsorisé par les sociétés Orange Centrafrique, et Air France pour ne citer que celles là. L’année prochaine sera meilleure pour encourager nos piroguiers. L’absence de loisirs et de divertissements sont un manque d’épanouissement pour notre jeunesse avide d’ambitions.

Et donc dix sept (17) pirogues sur vingt (20) ont compéti ce jour là car trois cas de désistement ont été enregistrés avant le départ de la course. Les trois premiers arrivés ont reçu une récompense financière ainsi qu’un téléphone portable par groupe.

Rendez-vous à l’année prochaine pour une nouvelle aventure sur le fleuve de l’Oubangui.
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Ouverture du marché de Noël à l'Alliance Française de Bangui

 
En prélude de la fête de Noël prévue le 25 décembre prochain, l’Alliance Française de Bangui (AFB), a organisé en son sein une exposition du marché de Noël, permettant aux artistes de la place de valoriser leurs œuvres artistiques.
Les objets d’arts exposés à cette occasion sont entre autres les tableaux de peintures et sculptures, les nappes de table, les sacs, les boites à bijoux, les tableaux mosaïques etc.
Le Directeur de l’Alliance Française Bangui, Etienne Arnauld a souligné que le nombre des artistes venus pour l’exposition est nettement supérieur par rapport à celui de l’année précédente.
Il a estimé que l’Alliance Française de Bangui a tiré profit à cause de l’effectif des artistes. Car, tous les stands ont été occupés par les exposants.
Situé dans le premier arrondissement de la ville de Bangui , l’alliance française accueil le vernissage d’une exposition du Marché de Noël, qui regroupe plusieurs disciplines, auquel on y retrouve l’ art plastique , l’artisanat , la mode , couture et tant d’ autres
Selon Zadia André Marie, artiste sculpteur la première journée du marché a été fructueuse, parce que plusieurs nationalités notamment Européens et les diplomates accrédités en République Centrafricaine et les centrafricains sont venus payés les objets d’arts.
Il est à noter que plus 80 stands installés ont été répartis dans le jardin de l’Alliance Française de Bangui.

Il convient de signaler que le marché de noël qui a commencé le vendredi 09 décembre 2011 , prendra fin le 11 décembre 2011 dans la soirée.
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