L’artiste Pacifique Fire Ignamoko exhorte ses confrères à plus d’efficacité
L’artiste Pacifique Fire Ignamoko, au cours une entrevue, lundi 12 décembre 2011, avec le correspondant du site jpaproduction, a exhorté les musiciens centrafricains à bannir le plagiat et de procéder à un esprit de créativité afin de promouvoir la musique Centrafricaine au-delà de nos frontières.
Présentez-vous ?
Je m’appelle Pacifique Fire Ignamoko. Je suis un artiste musicien engagé, membre du Bureau Centrafricain des Droits d’Auteurs Centrafricains (BUCADA), membre de l’Union des musiciens de Centrafrique (UMC).
Pouvez-vous nous retracer vos parcours dans la musique ?
Je suis d’abord né artiste. A l’école, j’étais dans cette conception et je côtoyais certains orchestres de la place en tant que chanteur.
Après cette expérience, j’ai mis en place un groupe dénommé « Mongo Sowa Systèm » qui s’est spécialisé dans le rythme de la musique tradi-moderne, le reggae et la musique « Loudou ».
Quel est votre regard sur la conception de la musique en Centrafrique ?
Je sais que au Cameroun, on parle de ‘’Makossa’’ et au Congo Démocratique, c’est ‘’ Dombolo’’. Mais en Centrafrique, il serait judicieux de valoriser le « Montéguenin » de l’orchestre Zokéla et le rythme Yagba, que sais-je encore.
Mais l’on constate dans la sphère musicale de Centrafrique, une turbulence totale qui consiste à faire du plagiat de la musique de la sous région. La musique centrafricaine devait s’inspirer des diversités culturelles de notre pays afin de connaître la valeur de cette musique au-delà de nos frontières. A cet effet, je demanderais à mes confrères un effort d’esprit de créativité. Tu sais que je privilégie le rythme Loudou, dont je suis le promoteur.
Avez-vous des suggestions ?
Je conseillerai à mes confrères musiciens de faire une musique de conscientisation et de sensibilisation par rapport à la réalité sociale vécue, l’exemple palpable les conflits inter-communautaires dans la partie Est de Centrafrique, qui nécessite une musique engagée et non s’éterniser sur le thème vulgaire qui rétrécit les valeurs des musiciens centrafricains. Je souhaiterai une musique qui transforme la mentalité des centrafricains.
Comment voyez-vous la situation sociale des musiciens centrafricains ?
Oh, c’est un sujet brûlant. Le salaire d’un musicien est ce qu’il perçoit comme droit d’auteur. Le malheur de nos musiciens est que la majorité n’est pas lettrée, ils sont vexés dans l’ignorance et les ténèbres. Oubliant que le droit ça s’arrache. Aujourd’hui, Bob Marley n’est plus. Mais sa famille qui en bénéficie de ses droits.
© Sébastien Lamba - Correspondant du site JPA Production à Bangui
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