Alias Gbavivini, administrateur de la Compagnie Artistique Tougbato déplore le manque d’appui du gouvernement à la FCT.
L’administrateur de la Compagnie Artistique Tougbato, Président de la Fédération Centrafricaine de Théâtre (FCT), Johnny Koïsset Gonitoua, alias Gbavivini, administrateur de la Compagnie Artistique Tougbato, au cours d’un entretien avec le site jpaproduction a déploré le manque d’appui financé du gouvernement pour soutenir la Fédération Centrafricaine de Théâtre, mardi 18 octobre 2011, à Bangui.
Présentez-vous aux lecteurs du site jpaproduction ?
Je suis Johnny Koïsset Gonitoua, administrateur de la Compagnie Artistique Tougbato, Président de la Fédération Centrafricaine de Théâtre (FCT).
Comment en êtes-vous arrivés dans la comédie ?
J’ai été initié dans ce domaine, lorsque je fréquentais l’école primaire de Koudoukou dans le 3ème arrondissement. A cette époque, le théâtre faisait partie intégrante du module que le ministère de l’éducation nationale avait instauré dans les établissements primaires, en organisant les semaines culturelles de l’enseignement afin d’initier les élèves aux sketchs. Partant de là, je me suis perfectionné dans les églises en prenant part activement aux sketchs, pour les cérémonies de Noël et Pâques, avant d’intégré le monde de théâtre.
Avez-vous une Compagnie de Théâtre ?
Oui, j’ai une compagnie artistique dénommée « Tougbato », créée en 1999. Cette compagnie a pour vocation la sensibilisation et la moralisation des centrafricains. Cette compagnie a pu sortir trois albums grâce à certains producteurs tels que « Aoubakar », « Jean Pierre Adoum » et le « Programme des Nations-Unies pour le Développement » sur les Objectifs du Millénaire et le Développement (OMD).
La Fédération Centrafricaine de Théâtre (FCT) a été créée en quelle année ?
Bientôt cette fédération célébrera son cinquantenaire, d’ici l’an 2012. Nous sommes dans les préparatifs.
Quels sont les problèmes que rencontre cette fédération ?
La fédération est abandonnée à elle-même. Certes, nous sommes reconnus par le ministère des arts et de la culture, mais le crédit alloué par le gouvernement est infime. Les droits d’auteurs des artistes ne sont pas payés. A titre d’exemples, à l’occasion de la 6ème édition de festival d’Art dramatique à Bangui, le gouvernement a apporté une contribution de 3 millions de francs cfa, dont cet argent n’est pas décaissé par le Trésor public.
Votre fédération regroupe combien de compagnie ?
Y a plusieurs compagnies de théâtres en Centrafrique. Les compagnies qui font partie de la FCT sont aux nombres de vingt huit compagnies. Ces compagnies ne sont pas en règle vis-à-vis de leur association. Cette fédération bénéficie des dons et legs dont le bureau sollicite auprès des partenaires pour des manifestations.
Sébastien Lamba
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