Hervano le collégien retrace le parcourt de l’Orchestre Zokéla Hity Ma Hity.
L’artiste centrafricain, Hervano le collégien à l’occasion de dix huitième anniversaires de l’orchestre Zokéla Hity Ma Hity, dans un entretien avec le site jpaproduction a retracé le parcourt du groupe et demande aux sponsors de soutenir l’orchestre, pour la promotion de la musique en Centrafrique, dimanche 18 septembre 2011, à Bangui.
Les mélomanes vous connaissent sous le nom Hervano le Collégien, est-ce votre nom de famille ou de musiciens ?
C’est un nom d’artiste. La culture en Centrafrique voudrait lorsqu’on devient une Star, on se donne un nom d’artiste, donc, Hervano le Collégien n’est pas mon de famille, Mokosséssé Hervé Francis est mon nom de famille.
Pouvez-vous nous retracer le parcourt de Zokéla Hity Ma Hity ?
Pour faire le parcourt de Zokéla Hity Ma Hity , il faut d’abord l’a situé dans la genèse du grand groupe appelé Zokéla Del Wantal. Ce groupe a connu des petits problèmes et il y a eu beaucoup de démembrements : Zokéla Mo Tiké et Zokéla Original. Donc, moi je jouais avec mes amis dans le Zokéla Mo Ti Ké et par après, il y a eu encore un petit malentendu, où on est parti monté un groupe de Zokéla Hity Ma Hity, qui célébre aujourd’hui 18 ans d’anniversaire.
Au début, on était quatre pour fonder ce groupe, mais l’un d’entre nous est décédé. Moi, je ne joue plus, mais pour assister les jeunes qui sont venus après moi, j’apporte mon expertise : conseil et d’assistance pour que Zokéla Hity Ma Hity ne tombe pas.
Dix huit (18) ans, n’est-ce pas un âge mature ?
Bien sure, notre législation indique qu’à l’âge de 18 ans, on peut aller sous le drapeau, on a le droit de vote. Dix huit ans est un âge auquel l’on peut prendre des grandes décisions.
Mais dans la société africaine à dix huit ans, vous restez encore sur le toit parental. Certes, Zokéla à dix huit ans il est prématuré comme le cas de beaucoup de jeunes gens qui ont cet âge là, continuent de vivre sous le toit familial, simplement par ce qu’ils n’ont pas d’emploi.
C’est le cas de Zokéla, qui n’arrive pas à voler de ses propres ailes, par manque d’ instruments, des producteurs, les droits d’auteurs qui ne sont pas payés, la piraterie sur le marché. Vous comprendrez que Zokéla n’est pas encore majeur, il vit sous le toit parental.
Comment voyez-vous la musique centrafricaine ?
Oh ! La musique en Centrafrique, c’est un long débat. Il faut reconnaitre que les musiciens centrafricains sont talentueux que les autres d’ailleurs, mais l’environnement musical ne permet pas l’expression de leurs talents.
Ressentez-vous l’apport de nos musiciens de la diaspora pour la promotion de la musique en Centrafrique ?
Les musiciens Centrafricains de la diaspora sont nombreux, on peut citer entre autres Baba Bigao, Léa Légnanzi Domingo Bygao,qui ont côtoyé des grands musiciens de l’Europe. Ils ont produit un album qui se joue sur les radios internationales.
Maintenant, les autres musiciens qui les ont suivis comme le Canon Star, et les autres se battent pour survivre ; mais l’apport de nos musiciens qui sont de la diaspora est insignifiant.
Cependant, il faut reconnaitre qu’il y a d’autres compatriotes qui sont à l’extérieur et qui ne sont pas des musiciens, mais qui investissent dans la musique Centrafricaine comme les producteurs en l’occurrence Thierry Bongolo, Jean Pierre Adoum Abou Bakar Hadji.
Avez-vous un projet d’avenir ?
Moi en tant qu’individu, je n’ai pas de projet, mais plutôt un souhait. Mon souhait est voir la musique centrafricaine traverser les frontières à l’exemple de nos collègues de la République Démocratique du Congo, de la Cote d’ivoire, du cuba, etc. Mais en tant qu’individu, je vais apporter ce que je peux apporter. Le gouvernement a tellement de souci qu’il ne faudrait pas compter sur lui. Il nous faut des sponsors privés pour qu’on puisse catapulter l’orchestre au diapason international.
En dehors de la musique, que faites-vous dans la vie ?
J’ai toujours cumulé la musique aux études. Aujourd’hui je suis enseignant chercheur à l’Université de Bangui. J’ai suivi mon destin dans les études, parce qu’en Centrafrique la musique ne permet pas de nourrir ma famille. Mais dans mon sang et dans mon esprit, je reste toujours musicien.
Sébastien Lamba - Correspondant à Bangui pour J.P.A.Productions
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