Constant Garde allias Assibozo dresse un état sombre des artistes comédiens en centrafrique
Le Directeur de la compagnie Linga Théâtre, Constant Garde allias Assibozo au cours d’un entretien sur le site jpaproduction a dressé un état sombre de l’évolution des artistes comédiens en Centrafrique, samedi 27 août 2011, à Bangui.
Comment êtes-vous arrivé dans le théâtre ?
Le Directeur de la compagnie Linga Théâtre, Constant Garde allias Assibozo âgé de 23 ans, après avoir décroché dans les études au niveau de primaire, dans la recherche d’un job, j’ai hérité tôt ce métier de comédien de mon père qui fut un ancien comédien.
Est-ce que le théâtre centrafricain est en perte de vitesse ?
Oui, ce secteur est en perte de vitesse. Vous savez depuis l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, les régimes qui se sont succédés n’ont pas édicté une véritable politique culturelle pour la promotion de la culture centrafricaine. Selon nos constats, ce secteur a fait l’objet de politique à vue par les différents gouvernements, et cela a eu un effet négatif sur les comédiens, malgré leurs propres efforts.
Depuis l’indépendance de notre pays, nous n’avons pas une structure de formation des artistes comédiens, à l’exemple des pays d’Afriques de l’Ouest. Nous n’avons pas de producteurs pour faire la promotion des artistes comédiens en produisant des CD et les DVD.
Est-ce que le théâtre est un métier en Centrafrique ?
Vous savez que l’intelligence que le bon Dieu nous donné dès notre naissance diffère d’un individu à l’autre. En principe, le théâtre est un métier à l’exemple des ivoiriens et les congolais de la République Démocratique du Congo. Mais en Centrafrique, le théâtre est relégué au second plan dans la société. Des fois, on nous considère comme des mendiants et que nous demeurons présentement dans nos états de parias. Pour moi, quoi qu’on dise le théâtre est un métier.
Quel est votre vœu dans l’avenir ?
Euh, mon vœu est de faire la promotion du théâtre, puisque nous sommes des moralisateurs de la société. Notre pays est sorti des multiples crises militaro-politiques, donc notre rôle vient à point nommé d’apporter une paix durable et la cohésion sociale. Malheureusement, nous n’avons pas un producteur en conséquent. L’un de nos compatriotes en France, Jean Pierre Adoum (JPA) voulait nous soutenir dans ce sens. Nous l’attendons toujours, s’il tiendrait à sa promesse.
Exercer-vous un autre métier à part le théâtre ?
Je suis maître catéchiste à la paroisse St Tite et Timothée, chef des Scoutes et opérateur économique informel. Je vie par la grâce de Dieu.
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