Sylvain Zagbé allias « SYZA » demande la revalorisation de la musique
Le chef de l’orchestre Dyn-Staf, Sylvain Zagbé allias « SYZA » au cours d’une interview avec le site jpaproduction demande au ministère de la culture de revoir sa politique culturelle, afin de valoriser la culture centrafricaine à la musique, vecteur développement d’un pays, à l’instar des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, vendredi 12 Août 2011, à Bangui.
Comment en êtes-vous arrivée à la musique ?
S’agissant de mon parcours dans la musique, je dirai que c’est l’influence du milieu qui m’a amené a embrassé la carrière de musicien guitariste, à l’exemple des autres musiciens de renom de l’époque tels que : Mombanza, le défunt Karawa, Artur Harnol etc.
J’ai débuté la musique, lorsque j’étais au Lycée. Chemin faisant, je fus l’un des co-fondateurs de l’orchestre Messie de la Musica avec la chanson ‘’Azéda’’. De là, j’ai intégré l’orchestre Makèmbède de José NGoïta en passant par l’orchestre Cool Star de Mombanza afin de rejoindre le groupe Canon Star. Arrivée en France avec le groupe Canon Star et compte tenu de mon expérience dans ce métier, j’ai décidé de rentrée au pays contribuer à son développement en créant l’orchestre la Dynamique Staff (Dyn-Staf).
Quelles sont les raisons de la dissolution de Cool Stars ?
La mauvaise gouvernance du groupe et la clé de répartition de cachets ainsi que la division entre les musiciens ont entraîné la dissolution du Groupe Cool Star. Etant donné à cette époque, à chaque concert, le groupe recouvrait une somme de 600.000 Frs. Autres raisons, dont je qualifierai de folie d’adolescence est que les musiciens n’avaient pas une maturité d’esprit.
Quelle lecture faites-vous de la floraison des orchestres à Bangui ?
Oh ! La qualité de la musique est inaudible. C’est juste de la cacophonie. Je pense pour ma part que les animateurs des émissions de la radio qui favorisent cette incrédulité en jouant cette musique sur les ondes et cela n’honore pas notre pays. Et que le département de la culture ne fait pas son travail, de censure.
Comment faire promouvoir la musique centrafricaine ?
Il est serait judicieux que le département de la Culture mette en place une plate-forme de concert avec l’Union des Musiciens centrafricains (UMCA) qui consistera à réglementer ce secteur qui fait la promotion de la culture à l’exemple des autres pays africains de la sous région.
Que faites-vous dans la vie ?
En tant chef d’orchestre de Dyn Staf, je suis responsable d’une entreprise d’Atelier de Soudure et Peinture. Cette entreprise dont je gère emploie dix (10) personnels.
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