L’artiste centrafricain BEGPO fait carton plein au Maroc
De plus en plus, les artistes centrafricains se fassent connaître dans le monde grâce à leur talent et la manière à laquelle ils s’imposent sur la scène. En République centrafricaine comme dans les autres pays d’Afrique et du monde, ces artistes ne cessent de nous surprendre avec leur excellence. C’est le cas de M. Emmanuel Bégoto-Gondjé, qui a choisi BEGPO comme nom d’artiste qui est un musicien centrafricain qui fait du hiphop et cartonne depuis peu au Maroc et sur la scène musicale maghrébine. En dehors de ses activités artistiques, BEGPO est étudiant en génie logiciel et est âgé de 22 ans.
Au-delà de son succès, BEGPO n’a jusque là pas encore produit d’album au sens propre pour des problèmes de financement et de sponsoring, mais a réalisé des singles en solo ou en featuring et des mix-tapes. Le dernier single en date est celui réalisé il y a peu avec Gex Dollar sorti après celui réalisé en featuring avec Dabbel Wey. Dans son parcours qui semble bien s’annoncé, le jeune a derrière lui, le petit séminaire de Yolé qu’il a fréquenté à Bouar dans la préfecture de la Nana Mambéré.
Là bas, Emmanuel a eu à étudier la musique davantage celle religieuse dont il en a fait sa passion. Aujourd’hui, il traduit son désir de faire le rap et le hiphop par «la soif d’une totale expression, peu importe la façon». Il a aussi trouvé par ce rythme musical la facilité de moraliser et de conseiller ses jeunes pairs tout en passant des messages conscients, au regard de ce que les jeunes aiment plus écouter ce rythme envoûtant. Dans ses singles, il chante la vie et ses vicissitudes, la jeunesse et tous les problèmes auxquels elle est confrontée, les fléaux de l’heure, les actualités aussi l’amour et surtout des chansons d’espoir, des messages d’encouragement pour une jeunesse très visiblement en perte de modèles et d’espoir qui doit encore croire à ses chances de réussir et à ses rêves…
Sur le plan patriotique, Emmanuel est un accro des nouvelles centrafricaines qu’il suit à tout avec intérêt et enthousiasme. Même de loin, il a toujours des nouvelles de l’évolution culturelle du pays. Lorsque l’on lui parle du hip hop et du rap à Bangui, il souligne que certains artistes ne se soucient plus de ce qu’est le hiphop et ses règles (respect de l’écriture poétique en correctes rimes, textes militants ou du moins porteurs d’un message ou suivant un thème défini…) musicales à la base revendicatrice et révolutionnaire. Il reconnaît cette expansion du hiphop avec des titres de plus en plus nombreux sur les marchés de disques. Aujourd’hui, Emmanuel souhaite se produire dans un concert au pays, lui qui est très connu à Bangui où il a débuté lorsqu’il était encore très jeune (encore élève au lycée Saint Charles), avec certains rappeurs du pays. Ce concert serait organisé avec l’aide des partenaires, un vrai évènement de hiphop comptant des artistes de la diaspora et ceux de la place.
Au Maroc, il a pris part plusieurs fois à de grands évènements artistiques où il est monté sur scène où il n’a pas hésité à faire parler de lui, toujours en brandissant le drapeau centrafricain. En dehors de son talent artistique, BEGPO veut agir son cœur à travers des actions de charité. Un projet d’aide à certaines écoles de la République centrafricaine sera très bientôt mis en exécution.
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